B15. La Transfiguration / Bible Nouveau-Testament
Mt 17,1-9
1 Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l’écart, sur une haute montagne.
2 Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.
3 Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui.
4 Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
5 Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! »
6 Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte.
7 Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! »
8 Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul.
9 En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »
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Commentaire :
La Transfiguration du Christ est pour les chrétiens un encouragement avant la Passion, pour croire en la Résurrection. Le mystère eut lieu entre les deux annonces que fit Jésus de sa Passion.
Le mystère de la Transfiguration agît sur trois plans qui sont corrélés :
1- Dans le Royaume, entre Jésus. Elie et Moïse, a lieu un Grand Conseil. Elie et Moïse sont déjà dans le Royaume et ils s’inclinent devant le mystère de la Passion.
2- Au bas de la montagne sainte, les apôtres Pierre, Jean et Jacques sont témoins récepteurs du mystère. On pourrait établir une analogie entre : Pierre et Moïse, car tous deux sont chargés de guider le peuple ; Jacques et Elie, car tous deux servent Dieu, avant tout au monde ; Jean, » le disciple que le Seigneur aimait « , et son Maître.
Les yeux de Pierre, Jean et Jacques s’ouvrent à la vraie lumière, l’incréée.
3- Ceux qui contemplent l’icône reçoivent l’appel du Christ. Celui-ci leur apparaît tantôt très proche, en union hypostatique avec leur être le plus profond, tantôt lointain, dans la mesure de leur faiblesse ou de leur manque de foi. Ils peuvent alors implorer les apôtres qui se sont trouvés eux aussi abasourdis au pied de la montagne.