F34.5 – Baiser de Judas – Arrestation de Jésus / Interprétation

Joab parle de manière insidieuse à Amasa et le transperce avec son épée.
Joab préfigure Judas qui de manière insidieuse par un baiser livre le Christ aux juifs et donc à la mort.

Ces récits illustrent la gravité de la trahison et des actes commis sous couvert de loyauté ou d’affection. Joab et Judas sont tous deux des avertissements contre l’abus de confiance et la fausseté. À travers ces épisodes, la Bible rappelle que Dieu connaît le cœur humain et que la véritable loyauté ne se cache pas derrière des gestes trompeurs.

Contexte des deux récits :

  1. Joab et Amasa (2 Samuel 20, 9-10)
    Joab, général du roi David, tue Amasa, un autre chef militaire, par surprise. Joab s’approche de lui en l’appelant « mon frère » et lui prend la barbe comme pour l’embrasser, un geste qui, à l’époque, signifiait l’amitié et la fraternité. En apparence, Joab vient saluer Amasa amicalement, mais, dans un acte insidieux, il le frappe mortellement. Joab agit par jalousie et par ambition personnelle, cherchant à préserver son propre pouvoir en éliminant un rival.
  2. Judas et Jésus (Matthieu 26, 48-49)
    Judas Iscariote, l’un des douze apôtres, utilise un geste de proximité pour trahir Jésus. Il donne un baiser à Jésus pour le désigner aux gardes venus l’arrêter. Le baiser, symbole d’affection et de respect, devient ici un signe de trahison. Ce geste symbolise la duplicité, car Judas dissimule son acte de trahison sous l’apparence d’un geste amical et intime.

Points de convergence entre les deux récits :

  1. La duplicité
    Dans les deux cas, les actes de Joab et de Judas montrent une duplicité : ils utilisent un geste de proximité pour masquer leur trahison. Joab s’approche d’Amasa avec des paroles amicales, tout comme Judas s’approche de Jésus pour le saluer et l’embrasser. Ces gestes, normalement associés à la paix et à la fidélité, sont employés pour cacher des intentions violentes.
  2. L’abus de confiance
    Joab et Judas abusent de la confiance que leur accordent leurs victimes. Amasa et Jésus ne s’attendent pas à être trahis par quelqu’un de leur entourage, un « ami » ou un « frère ». Cette trahison de la confiance rend l’acte encore plus cruel.
  3. La symbolique de la fraternité trahie
    Joab et Judas incarnent la figure du traître au sein d’un groupe proche : Joab dans le cercle militaire de David, et Judas parmi les disciples de Jésus. La trahison entre proches est perçue dans la Bible comme l’une des plus graves, car elle rompt les liens de solidarité et de loyauté.

Tryphon vient vers Jonathan, le frère de Judas Maccabées, en traitre, pour lui parler et ainsi le capturer avec ses hommes.
Ce Tryphon est une préfiguration de Judas, le traitre qui plein de ruse vient vers Jésus et de manière insidieuse lui donne un baiser et ainsi le livre aux juifs et à la mort.

Ces deux récits soulignent le thème de la trahison par des proches ou par ceux qui feignent l’amitié, une offense particulièrement marquante dans la Bible. Tryphon et Judas sont des figures de duplicité et d’opportunisme, utilisant des signes d’amitié pour des actions qui causent une grande souffrance. Ces récits invitent à réfléchir à la sincérité des relations et rappellent la valeur de la loyauté, d’autant plus forte dans les moments de tentation. En fin de compte, la Bible montre que Dieu peut transformer même la trahison en un moyen de réaliser son dessein, comme la trahison de Jésus qui mènera à la rédemption.

Contexte des deux récits

  1. Tryphon et Jonathan (1 Maccabées 12-13)
    Tryphon, un général ambitieux, invite Jonathan Maccabée, le chef des Juifs, à le rencontrer en lui promettant des alliances et des avantages. Tryphon feint l’amitié et promet de donner à Jonathan la ville de Ptolémaïs ainsi que des richesses. Jonathan, croyant à la sincérité de Tryphon, vient à sa rencontre. Cependant, Tryphon a d’autres intentions : il capture et tue Jonathan pour affaiblir les Juifs et éliminer un rival. Il utilise la fausse amitié et des promesses flatteuses pour attirer Jonathan dans un piège.
  2. Judas et Jésus (Matthieu 26)
    Judas, un des douze apôtres, trahit Jésus en le livrant aux autorités pour trente pièces d’argent. Pour identifier Jésus auprès des soldats venus l’arrêter, il s’approche de lui et lui donne un baiser, symbole d’affection et de respect entre amis. Ce baiser, censé être un geste d’amitié, est utilisé comme un signe de trahison. La trahison de Judas est particulièrement poignante parce qu’il était un disciple proche de Jésus.

Points de convergence

  1. La manipulation de la confiance
    Dans les deux récits, Tryphon et Judas exploitent la confiance de leur victime pour arriver à leurs fins. Jonathan et Jésus n’ont aucune raison de suspecter des intentions malveillantes de la part de Tryphon ou de Judas, ce qui rend la trahison encore plus poignante. Tryphon se sert de la diplomatie et des promesses pour attirer Jonathan, tout comme Judas se sert du baiser pour masquer son rôle dans l’arrestation de Jésus.
  2. Le piège par un geste amical
    La stratégie des deux traîtres repose sur l’apparence d’amitié et de loyauté. Tryphon promet des avantages pour donner l’impression qu’il agit en ami, tandis que Judas utilise un baiser, un geste de proximité et de respect. Dans les deux cas, des signes extérieurs de loyauté sont utilisés pour masquer des intentions de trahison.
  3. La finalité tragique
    La trahison de Tryphon et celle de Judas mènent à la mort de la personne trahie : Jonathan est exécuté par Tryphon, et Jésus sera crucifié après avoir été livré. Les deux traîtres, Tryphon et Judas, exploitent la confiance de leur victime pour satisfaire leurs propres intérêts (Tryphon pour le pouvoir politique, Judas pour de l’argent). Ce parallèle met en lumière la gravité de la trahison et son impact destructeur.